Cette vieille caravane toute délabrée qui est venue finir ses jours là-bas dans le fond du jardin...
J'ouvre la porte. Cette odeur familière... Une bouffée de souvenirs me prend à la gorge. La même odeur que dans ces wagons-bungalows où tu rentrais après ton travail, où tu vivais sur ces chantiers de chemins de fer. Terrains vagues à chaque fois, coins perdus où tu m'entraînais, dans ces longs paysages de rails où toi et tous les autres viviez. Longues chenilles de wagons...